Accepter la fin de leur vie...

 

Avertissement: Les textes développés ci-dessous, et d'une manière générale dans toutes les pages de ce site, sont uniquement destinés à votre information, et ne sauraient constituer ou remplacer une consultation médicale individuelle.

 

 

 

Accepter la fin de vie de son animal de compagnie

 

La mort de l’animal de compagnie

La mort de nos animaux familiers peut être naturelle, accidentelle ou due à une maladie.

Quelle qu’en soit la cause, la peine est toujours présente.

Le lien qui nous unit à notre animal de compagnie est étudié depuis longtemps. Il reste pourtant toujours aussi complexe et indescriptible. Même si nous les aimons beaucoup, nous ferons toujours la distinction entre humains et animaux. Cependant, l’animal de compagnie est considéré pour la plupart d’entre nous comme un véritable membre de la famille.  Etant donné sa place importante dans notre société et l’attachement qu’il suscite, il semble compréhensible que sa mort, quelles qu’en soient les circonstances, génère une véritable souffrance psychologique qui est parfois aussi grande que celle liée à la perte d’un être humain.

Cette page est destinée à toutes celles et ceux qui sont confrontés à la fin de vie ou au décès de leur animal. Cela pourra vous permettre de mieux comprendre ce que vous ressentez dans ces circonstances difficiles et de trouver des solutions pour surmonter ce moment pénible.

Le cas particulier de l’euthanasie

Euthanasie vient du grec : EU = bon, bien, et THANATOS = mort.

Donc euthanasie : « mourir bien » ou « mourir correctement », sous-entendu: sans douleur... 

L'euthanasie est un acte médical vétérinaire destiné à abréger la vie d'un animal présentant une pathologie à l'origine de souffrances pour lui-même et/ou son entourage.

Il existe un cas bien particulier, mais qui n'en est pas toujours moins douloureux pour ceux qui y sont confrontés: le cas de l'animal devenu dangereux pour son entourage. La décision est parfois difficile, car on peut ressentir un sentiment d'échec, de culpabilité, mais dans ce cas la sécurité de l'entourage doit toujours prévaloir.

Les progrès de la médecine ont permis d'augmenter la longévité et la qualité de vie de nos compagnons. Cependant, il existe des cas où continuer à vivre peut devenir insupportable. La médecine vétérinaire permet, contrairement à la médecine humaine, de mettre fin à une vie, volontairement, rapidement et humainement.

Mais cette possibilité de retirer la vie de façon digne et humaine, qui peut être considérée comme un bienfait, implique également une très lourde responsabilité, tant pour le vétérinaire que pour le maître.

Certes, nous sommes nombreux à penser que parfois une fin de vie rapide et indolore peut être préférable, mais la décision est beaucoup plus difficile à prendre lorsque nous sommes confrontés au cas concret pour un de nos compagnons.

Quand ? Comment ? Pourquoi ? De quel droit ?

Même en ayant réfléchi à l'avance à la question, il est toujours difficile et douloureux de prendre la décision ultime, le jour où l'on y est confronté. On nous demande de choisir entre d'un côté la peine, le chagrin, et de l'autre le doute, la culpabilité...

J’ai déjà entendu des propriétaires me dire : « j’hésitais à amener mon animal, car je craignais que vous ne le piquiez ». Jamais un vétérinaire ne prend de son propre chef la décision d’euthanasier, sans l’avis et le consentement du propriétaire. Il peut, et parfois même il doit, conseiller l’euthanasie au vu de l’état de l’animal, pour éviter d'inutiles souffrances. Mais la décision finale revient toujours aux propriétaires.

La réponse aux questions suivantes peut aider à clarifier le problème:

Est-ce-que l’animal souffre, peut-il être soulagé ?

A-t-il des chances de guérir, ou va-t-il se dégrader inexorablement?

Dans combien de temps son état va-t-il s'améliorer, et pourrai-je assumer les soins à la maison ?

Les conditions de vie de l’animal sont-elles devenues inacceptables ? (incontinence, impossibilité de se déplacer)

Lorsque la décision est prise, commennt cela se passe ?

Le vétérinaire vous demandera si vous souhaitez rester ou pas. Ce n'est pas une obligation, et ce n'est pas un manque d'amour que de ne pas assister: Les sensibilités sont différentes, certains préféreront accompagner l'animal jusqu'au bout, d'autres préfèrent garder l'image de leur animal vivant.

Les produits employés sont des anesthésiques à très forte dose: l'animal s'endort vite, puis ses fonctions vitales s'arrêtent rapidement au cours d'une plongée dans un sommeil profond. Parfois, selon la possibilité ou non d'injecter le produit dans une veine, une anesthésie préalable sera effectuée, mais dans tous les cas c'est le même produit qui induira le décès.

 

Accepter la fin de vie de son animal de compagnie

 Comment l’annoncer aux enfants ?

L’animal a dans notre culture une place importante au sein de la famille, y compris pour les enfants. D’après les psychologues, vous devez les aider à voir les faits en face, à les comprendre et à les vivre.

En adaptant votre discours à leur capacité de compréhension, vous pouvez leur décrire les conditions de la mort de l’animal (naturelle ou décision d’euthanasie) et la gestion du devenir du corps.

vous pouvez d’ailleurs les faire participer à la discussion. Il est très important de ne pas leur mentir sur le décès. Ils risquent d’être d’autant plus perturbés quand, plus tard, ils découvriront la vérité.

Il semblerait que les très jeunes enfants, avant 5-6 ans, ne puissent pas comprendre le côté irréversible de la mort, les explications devront donc être adaptées à leur compréhension.

Le devenir du corps

L’incinération

Après leur décès, les animaux sont généralement incinérés par un organisme spécialisé dans la gestion des corps des animaux de compagnie. Nous faisons appel à la société INCINERIS. L’incinération se fait soit de façon collective, si vous ne souhaitez pas récupérer ses cendres, soit de façon individuelle, selon votre désir.

Le corps de votre animal sera gardé au froid à la clinique, il sera clairement identifié par un numéro qui permettra à l'entreprise chargée de la crémation d'assurer une parfaite traçabilité tout au long du processus. Vous serez ainsi certain que lors du retour des cendres, si vous souhaitez les récupérer, ce seront bien celles de votre animal et uniquement les siennes !  Quelle que soit la méthode souhaitée, vous pouvez en discuter avec le vétérinaire, qui vous donnera toutes les précisions utiles.Certaines personnes tiennent à être présentes lors de la crémation, c'est possible en prenant rendez-vous auprès de la société d'incinération.

L’inhumation

Si l’incinération ne vous convient pas et que votre animal de compagnie pèse moins de 40 kg, il est possible de l’enterrer dans un terrain privé (jardin ou cimetière pour animaux) sous certaines conditions :

* le corps doit être enterré à plus de 35 mètres de toute habitation ou point d’eau

*l’excavation doit faire au minimum 1 mètre de profondeur

*la dépouille doit être placée dans une boîte en bois, en carton ou dans un linge, et doit être recouverte de chaux vive. Pas de sac hermétiquement fermé !

Si l’animal pèse plus de 40 kg, la législation interdit l’inhumation et l’incinération est  obligatoirement  pratiquée.

Il est parfois difficile de décider sur le moment, lorsque le décès survient brutalement, de ce que l'on souhaite faire du corps. Il est recommandé, même si c'est pénible, d'y penser autant que possible avant d'y être confronté. Dans le cas contraire, votre vétérinaire peut vous proposer de conserver la dépouille quelques jours, le temps de réfléchir et de prendre une décision. 

Le processus de deuil

Le deuil est une blessure émotionnelle et, comme pour toutes les blessures, il faudra un certain temps avant qu’elle ne cicatrise.

Quelques conseils peuvent vous aider à surmonter cette épreuve :

• Ranger les objets qui vous rappellent votre animal

• S’entourer de personnes qui vous comprennent, et vous soutiennent

• Eviter les conversations avec des personnes qui ne vous comprennent pas

• Prendre un jour pour vous

Après la perte de notre animal, un véritable processus de deuil se met en place. Couramment décrit, il comprend 5 phases successives.

Toutes ces phases ne sont pas obligatoirement vécues et n’apparaissent pas forcément dans l’ordre présenté ici. D’après les psychologues, au moins deux de ces phases sont systématiquement traversées.

Le déni :

« Ce n’est pas possible ! Je ne réalise pas qu’il soit mort. »

Dans un premier temps, il est normal de refuser la mort de votre animal de compagnie. Choqués, votre abattement peut être intense. Vous allez inconsciemment refouler une réalité qui vous paraît trop dure à surmonter.

 La colère :

« Pourquoi lui ? »

Après le choc, vous recherchez généralement un responsable. Vous pouvez en vouloir au monde entier : aux personnes possédant des animaux en bonne santé, à vos amis qui ne vous comprennent pas, à votre animal qui vous a abandonné.

Vous pouvez même en vouloir à votre vétérinaire, se demandant si tout a bien été tenté. Cette colère peut se retourner contre vous-même, provoquant un profond sentiment de culpabilité.

La culpabilité :

« Est-ce de ma faute ? Aurais-je dû faire autrement ? »

Dans cette phase, vous admettez finalement la mort de votre animal mais vous pouvez vous  sentir coupables. Coupables d’avoir été négligents ou de ne pas avoir soigné votre animal comme vous auriez dû, même si objectivement ce n'est pas le cas. La douleur devient intense et peut conduire à une réelle dépression.

Le chagrin

Celui–ci survient lorsque le soutien social a cessé et que les proches n’offrent plus leur aide et leur réconfort. Dans cette phase, vous pleurez et souffrez beaucoup. Cette étape peut durer plusieurs semaines et peut entraîner des dépressions. Personne n’est vraiment épargné.

L’acceptation

C’est la dernière phase du processus, celle où vous finissez par accepter le fait que la mort fasse partie du cycle de la vie. Vous pouvez parler de votre animal sans souffrir et penser à lui avec plaisir. La vie reprend le dessus. La présence d’un animal à vos côtés peut vous manquer et progressivement, vous vous faîtes à l’idée de reprendre un autre compagnon.

 

VRAI OU FAUX ?

Mon animal vient de mourir, il faut immédiatement en acquérir un autre.

FAUX, les psychologues conseillent d’attendre d’avoir atteint la dernière phase du deuil avant de reprendre un animal. Ils préconisent également de changer de race d’animal, de couleur et bien évidemment de nom, par rapport au précédent. Il ne faut pas que cet autre animal soit pris en tant que « remplaçant », auquel cas il risque de vous décevoir et de recevoir, malgré vous, une éducation chaotique. Nous voyons cependant des propriétaires qui ne peuvent pas rester sans animal de compagnie, et qui en reprennent un très vite. Ce n'est pas pour autant qu'ils n'aimaient pas le précédent ou qu'ils l'ont très vite oublié. En aucun cas il ne faut culpabiliser d'avoir du plaisir en la compagnie d'un animal que l'on aime.

J’ai choisi d’incinérer mon animal après sa mort, je peux récupérer ses cendres.

VRAI, une incinération individuelle permet de récupérer les cendres de votre animal dans une urne.

Le vétérinaire vous indiquera la tarification et vous expliquera la procédure à suivre.

Le deuil est un phénomène propre à l’être humain.

FAUX, les animaux ressentent tous les changements du quotidien, y compris la perte d’un animal du foyer.

Ils peuvent alors montrer des signes d’abattement et de dépression (perte de l’appétit, de l’envie de jouer ou de sortir, de signes d’affection, …). Il faut donc accorder beaucoup d’attention à vos compagnons qui peuvent aussi être affectés par la perte de l’un de leurs congénères.

Pas de honte à pleurer l'animal que vous aimez quand il vous quitte pour toujours ! Lisez ici quelques témoignages d'écrivains.

 + François NOURISSIER : En lettre à Jules Roy qui venait d'écrire un livre sur la mort de son chien, nommé Mao : " Au fond, ce que tu voulais, c'était dire en public ''Oui, j'ai pleuré, de simples et sauvages larmes, quand j'ai su que mon chien venait d'être écrasé''. Et alors ?… "

 + Jules ROY : " Il m'a semblé que le silence s'emparait du monde non parce qu'un chien était mort, mais parce qu'un amour, si humble qu'il fût, m'avait quitté. J'ai pensé que les pies allaient reprendre leurs habitudes chez nous et qu' il ne les poursuivrait plus… " ( La Mort de Mao, édit. Albin Michel ). Des pois de senteur furent semés sur la tombe de Mao ; l'écrivain avait une chance : disposer d'un jardin à lui…

 + Jean PENARD : " Tu as porté ta mort de semaine en semaine. Ce vendredi, tu t'es caché la tête. Tu as dormi un peu comme naguère, hélas ! comme naguère. Puis je t'ai promené. Puis tu fus aboli… Mon cœur s'est empli de vieillesse. Il n'y a pas d'impudeur à pleurer. " ( Le chien du poète s'appelait Smoky. De J. P. chez Gallimard : Jour après Nuit).

 + Patrick GRAINVILLE : " Souvent, aujourd'hui encore, près de trente ans après, je pense à la mort de Noire, je rêve à ma grande chienne chaude. (…) Le lendemain de la nuit où j'ai revu Noire en songe, je me sens mieux, éclairé du dedans par l'ombre de ma chienne immortelle. " (L'Orgie, la Neige, aux éditions du Seuil).

 + Serge GAINSBOURG : " C'est moi qui buvais et c'est elle qui, d'avoir bu mes paroles, est morte d'une cirrhose. Appelez-moi un menuisier. Qu'on lui fasse un cercueil dans le meilleur bois blanc et qu'on y grave le nom de Nana Gainsbourg sur une plaque de cuivre. " ( paroles rapportées par Yves SALGUES dans : Gainsbourg , éditeur J.C. Lattès).

 + Francis JAMMES : " Il y a dans le regard des bêtes une lumière profonde et doucement triste qui m'inspire une telle sympathie que mon âme s'ouvre comme un hospice à toutes les douleurs animales. " ( cité par LE ROBERT ).

 + François Nourissier a écrit aussi : Lettre à mon Chien, chez Gallimard

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SCHERER | Réponse 23.08.2015 19.09

Je remercie notre vétérinaire de s'être déplacé ce dimanche pour venir eutanasier notre chien.Enfin Pyrrha ne souffre plus mais elle nous manque terriblement.

scherer | Réponse 23.08.2015 04.35

S.uite, mon chien a aussi atrocement souffert ces 2 jours.j'aurais voulu qu'il dorme avant de mourir pour ne pas souffrir.J'aurai du anticiper l'eutanasie .

SCHERER | Réponse 23.08.2015 04.24

Mon chien a 16 ans ,depuis 2 jours ne peut plus marcher. Pas de véto dispo ceweek-et pas de traitement suffisament antalgique.je la fait eutanasier demain diman

myriem khay | Réponse 18.04.2015 02.50

MON SOCRATE C EST ETEIND IL Y A 1 MOIS AUJOUR DHUI J AI AVCE DES FUSAINS FAIT SON PORTRAIT ET MIS UN JOUET A LUI QUI FAISAIT DU BRUIT CA DECLENCHE TOUT SEUl

Lemaire | Réponse 29.01.2014 11.53

Ma grande boule de poil en or est parti au pays de l'arc en ciel, mais je n'arrive pas à m'en remettre !!!!!!!!!!!!! pour tous ceux qui m'entourent il est pari

Lemaire | Réponse 29.01.2014 11.40

Je pleure mon grand bonhomme tous les jours, j'ai mal, de l'avoir perdu je l'aime toujours sa présence est toujours là près de moi lui et moi ne faisions qu''1

lemaire | Réponse 29.01.2014 11.37

tous mes chiens l'ont cherché longtemps, mon Kannan n'était plus là, je me suis engagée à adopter un nouveau chien croisé beauceron /malinois .

Lemaire | Réponse 29.01.2014 11.30

Je viens de perdre mon Grand et Gentil Beauceron, c'était un chien super, il avait tt pr lui, la beauté, la gentillesse, il avait 15 ans, éclatement de la rate

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Commentaires

17.04 | 14:59

Bonjour, j'ai un vieux carlin de 14 ans.On vient de lui diagnostiquer insuffisance cardiaque avec oedeme.Après combien de temps les médicaments font effet?

...
24.03 | 16:57

Ma chienne est morte car j ai était incapable de me rendre compte qu elle faisait une insuffisance si j avais était digne je l aurais emmené immédiatement.

...
19.01 | 13:20

mon York 13 ans a une insuffisance mitrale depuis 4 ans est soigné avec deux médicaments et surveillance echo tous les ans c'est bon son etat est stationnaire e

...
04.01 | 18:54

Ce site dispense des informations, il est impossible d'effectuer une consultation et de poser un diagnostic par internet. Il faut consulter votre vétérinaire.

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